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J'avance dans l'hiver à force de printemps. Charles Joseph de Ligne |

Extrait de la chanson du vannier
« Vous serez le panier plein de fraises vermeilles
Que les filles s'en vont cueillir dans les taillis.
Elles rentrent le soir, rieuses, au logis,
Et l'odeur des fruits mûrs s'exhale des corbeilles. »
………
Les personnes sachant fabriquer les paniers en osier dans nos montagnes se font de plus en plus rares, mais ils en existent encore quelques uns…
Le métier de vannier trouve ses racines dans la nuit des temps.
Je ne vous donnerais pas le mode d’emploi mais quelques éléments primaires.
Il faut donc tailler l’osier à la fin de l’automne, la récolte s'effectue en hiver, pendant l'arrêt de la végétation, lorsqu'il n'y a plus de feuilles, après la descente de la sève.
Constituer des fascines (assemblage de branchages) en respectant le plus possible la longueur et la grosseur des brins. Cette distinction est importante pour faciliter la fabrication des paniers. En effet, les plus gros branchages serviront à l’élaboration de la base et de la hanse, et les plus fins et longs permettrons de faire le tissage.
Une fois les fascines réalisées il faut les laisser sécher un an, elles ne seront utilisées que l’année suivante. Faire un panier avec de l’osier vert, rendrait un panier déformé et fragile.
Avant de commencer le panier il faut faire tremper l’osier de l’année précédente deux à trois semaines dans l’eau. En général les habitants le laissaient dans le bac du lavoir du village.
Enfin, pour éviter que l’osier ne sèche trop vite durant la réalisation il fallait fabriquer le panier dans un endroit frais.

















