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J'avance dans l'hiver à force de printemps. Charles Joseph de Ligne |

La petite fille et la neige
Les cheveux tressés
Par un rayon de lune,
Le visage illuminé
Par une poussière d’étoile,
La petite fille marche calmement
Vêtue d’un manteau blanc.
La nuit s’avançait,
Son chemin s’effaçait,
L’horizon se voilant
D’un épais rideau blanc.
La petite fille marche lentement
Les cheveux dans le vent.
Le regard éclairé
Par l’étoile du berger,
Le pas feutré
Par un coton glacé,
La petite fille marche fébrilement
Le corps tremblant.
La main de la nuit
Se referme sans bruit,
Les ombres sont noircies
Le jour s’est enfuit.
La petite fille marche instinctivement
D’un pas prudent.
Tiraillée sans émoi
Par la morsure du froid,
L’esprit en tourment,
Par un danger imminent,
La petite fille coure brusquement
Sans regarder devant.
Les yeux ouverts sur le néant,
L’esprit embrumé de sentiments,
Le souffle haletant,
Par un rêve effrayant,
La petite fille se réveille finalement.
Sonia
Le 2 octobre 2006

















